Accueil Date de création : 30/03/08 Dernière mise à jour : 29/04/10 00:30 / 152 articles publiés
 

Cambodge, se hamaquer...  (Cambodge nov/déc 2009) posté le jeudi 29 avril 2010 00:30

Tiens ce mot n'existe pas ? Il faut dire quoi alors ? Se coucher tordu ? S'asseoir à demi-allongé ? S'allonger pour de faux ?
On ne se couche pas vraiment, ni ne s'assoit vraiment dans un hamac, non ? On ne s'y allonge pas non plus vraiment.

Quoi qu'il en soit, on pourrait croire que le mot "hamac" vient du Cambodgien tellement on y voit de hamacs. Et puis non, c'est d'origine espagnole, nous dit Wikipedia.

Je me hamaque, tu te hamaques.... verbe du premier groupe. Qui signife se vautrer, avec douceur (faute de tomber), dans un hamac afin de se reposer, dormir, attendre, jouer, se balancer,...

Le hamac est partout. Dans les rues, sous les auvents des maisons, dans les maisons, sous les dortoirs, dans les bars, dans les échoppes, les campagnes, ...

On y fait la sieste dans les hamacs ... quand on veut... où on veut pratiquement.

Ca le ferait à Paris de tendre un hamac entre 2 lampadaires ? Pas sûr ! Et pourtant ce serait tellement agréable !

Pour tout le monde : les pompistes, les militaires, les monks, les singes, les chauffeurs, les policiers ou les vendeurs qui attendent les clients...

 

 

 Bref, bien pratique !

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Cambodge, pêcher...  (Cambodge nov/déc 2009) posté le mercredi 28 avril 2010 20:19

Evidemment puisque le Cambodge EST le pays de l'eau.

 

Les pêcheurs et pêcheuses sont partout, petits ou grands ! En mer, sur les rivières, sur le lac, sous un barrage (littéralement, près de Ta Som), dans les mares des rizières, ils y vont au lancer de filets ou rabattage, à la ligne, au carrelet ou à la nasse.

 

Et on peut donc assister à des scènes magnifiques de lancer de filet :

  1. Les pieds dans l'eau (ou sur la berge), attendre patiemment et à l'affut jusqu'à ce qu'une bulle d'air apparaisse (on a le droit d'avoir un ou des rabatteurs dans l'eau et qui va agiter le fond de l'eau pour faire sortir les poissons).
  2. Lancer son filet en priant très fort qu'il ne fasse pas de noeuds et qu'il s'étale bien au maximum. Avec un peu de chance il suffira de le lancer près de soi. Sinon, il faudra mettre toute sa force pour atteindre la(les) bulle(s).
  3. Se précipiter dans l'eau tout habiller pour être sûr que le filet se soit posé et empêcher les petits poissons de sortir
  4. Tirer sur le filet
  5. Enlever les poissons et les stocker sur les bords de la berges (en priant de nouveau pour qu'ils ne trouvent pas la force de s'enfuir en resautant dans l'eau)
  6. Secouer le filet de toutes les branches ou autres saletés qu'il a pu ramasser en plus des poissons et l'essorer
  7. S'assurer que le filet est dans la bonne position pour être prêt pour le prochain jet...

Ouf ! je suis épuisée !

 

 

 

En mer, c'est un peu moins fatigant, les nasses se remplissent toutes seules. Il suffit de les ramener de temps en temps (sans se faire pincer le bout des doigts de pieds) pour les vider !  

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Cambodge, manger...  (Cambodge nov/déc 2009) posté le vendredi 05 février 2010 22:24

Au Petit déjeuner, pas d'ami Ricoré :

D'après ce que nous avons compris, le petit déjeuner cambodgien ressemble au déjeuner. Des œufs, de la viande, du riz. "Le beurre, c'est pour les touristes" nous annonce Sophat d'un air dégouté. Et encore moins sur des tartines le matin. Mais pour nous, les touristes, on nous sert des petits déjeuners tout ce qu'il y a de plus européen ! Et de plus, les hôtels sont carrément bien organisés car ils doivent avoir l'habitude : pour ceux qui partent tôt admirer les levers de soleil, ils préparent des "sandwichs bacon, oeufs, fromage" à emporter dans une boite en polystirène.

Ou bien dans la rue, rassassiez-vous de maïs.

Pour votre 11h ou bien le gouter :

  • gavez-vous de fruits bien juteux et gouteux achetés frais au marché du coin.
  • de glaces qui semblent être sorties tout droit du moteur du transport
  • ou bien de drôle de coquillages

Déjeuner et dîner, vous avez le choix entre

  • vous faire la cuisine et manger votre plat grâce à des cours de cuisine. Activité bien développée un peu partout et expérience que je recommende pour partager un moment la vie d'une famille. On vous emmène faire les courses au marché,

  

puis vous faites la cuisine sous les conseils (ou les ordres suivant votre niveau) de la cuisinière ou du cuisinier ! Concentrez-vous, ce sera votre propre déjeuner ou dîner, si ce n'est pas bon, vous saurez à qui en vouloir !

  • manger son pique-nique sur un tronc d'arbre traversant une rivière, face au moulin de la nursery de TaKeo. En équilibre au-dessus de l'eau, nous avons rapidement fini par fuir l'endroit à cause des fourmis qui nous ont repérés et qui ne nous auraient pas laisser d'autre échappatoire que de passer sur l'autre rive, menant on ne sait trop où. Donc finalement, manger sur les ruines de l'ex pont de pierre Spean Thma.
  • manger un pique-nique en louant une natte synthétique et colorée pour 2000 riels (1/2 $) et vous installer tranquillement au bord des douves d'un temple, comme les cambodgiens le font en week-end. A vos boites de conserve que vous n'aurez pas oubliées de ramener, rajoutez bananes, ananas frais et riz chaud dans en sac en plastique achetés au bui-bui du coin. Vous ferez attention à ne pas vous faire piquer votre pique-nique par les chiens qui rodent. Et vous ne jetterez-rien à la fin, car les enfants dans les parages seront contents de vos restes.
  • manger dans le bui-bui du coin : au bord d'une route ou en ville. Riz chaud toujours prêt dans un pot, poulets rachitiques, mais en grattant bien, il a bon goût.
  • réclamer du riz blanc, habillé en moine orange, avec votre gamelle ronde, à tous les stands ou autre restau.
  • manger dans un restau pour touristes avec spectacle : voir le point suivant, sauf que le choix se fera sur un buffet. Bonne façon de déguster de tout. A faire avant de faire les cours de cuisine car il permettra de tout goûter et mieux choisir son plat à cuisiner.
  • manger dans un restau pour touristes (en ville ou à l'hôtel). Les plats khmers sont (peu variés mais) très bons.
    • Lok-lak, red curry, green curry, amok, fried rice, laab chicken, stir-fried, crispy shrimps, omelette, ...
  • Le long de la côte, si par bonheur vous commandez un crabe (si si c'est délicieux), vous verrez les petits pêcheurs partir à pied vers le large ramener une nasse. Votre crabe arrive tout frais ! Il est ensuite cuit au poivre vert local (plantations que vous aurez visitées avant ou bien après). C'est succulent, tendre et gouteux... Bref à faire absolument !

Nous avons essayé les cours de cuisine à Battambang, chez Nary Kitchen. Nous nous lançons pour le "Lok-lak of beef" et le "red curry with chicken". 

16h - Courses au marché avec Nary donc. Elle choisit avec précaution les légumes, condiments (il en faut beaucoup) et viandes aux petites vendeuses assises par terre au milieu de leur étalage.

          

16h30 - nous nous installons dans l'ancienne (et unique) pièce à vivre de cette famille de 2 enfants (2 seulement ? mais qui sont tous les autres enfants qui viennent et sortent ? les voisins... Ah ! d'ac) transformée en cuisine. La famille vit/dort maintenant dans une sorte de mezzanine. Sur les murs de planches, on a l'impression que des mots d'anglais, threaten, ablution,... suivis de leur traduction en Khmer, nous observent.

 

En effet, le mari Toot, qui nous sert de traducteur pour sa femme Nary, était guide touristique avant de se convertir. Les casseroles et autres ustensiles sont pendus à des clous sur les mêmes planches que le vocabulaire.

 

Nous nous acharnons à mixer, mixer jusqu'à en avoir mal aux doigts et poignets. Le plus long, ce sont les sauces. Puis tout est frit dans la grande casserole au-dessus de l'unique feu. 

18h - nous dînons à la terrasse. C'est délicieux. Il faut dire que la prof est cuisinière de métiers. Les quantités sont énormes. Les restes, nous rassure-t-on, seront donnés aux enfants.

Et voilà le résultat :

Beef Lok-lak - cooked in Nary Kitchen  chicken red curry - cooked in Nary Kitchen

Dommage, nous avons oublié de ramener les recettes. Je me rappelle vaguement de quelques ingrédients mais pas tous. Kaffir lime, Knor goût poulet, manioc, sauce soja, huile de tournesol, citron vert, curry, noix de coco, ... bon c'est pas avec ça que je vais réussir à refaire les recettes !! Allez, je vais leur envoyer un mail de ce pas pour leur demander, car l'eau me vient à la bouche rien que d'essayer d'écrire les recettes !!

 

PS : je leur ai envoyé un mail et Toot et Nary m'ont répondu dès le surlendemain avec 7 de leurs recettes ! Merci à eux.  Et je suis impressionnée par le fait qu'ils soient connectés aussi facilement.

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Cambodge, se déplacer sur eau et rails...  (Cambodge nov/déc 2009) posté le mardi 30 mars 2010 06:12

En tuk-tuk, en vélo, en cyclo-pousse, en moto, en bus, en camion, en pick-up, en 4x4,... sur les routes.

Mais aussi, sur eau et rail, 2 types de transports très locaux et typiques.

Sur rails par le bamboo train, le train classique n'étant pas ouvert aux passagers (en ce moment). Sur eau par le bateau (ou bien dois-je appeler ça une barque améliorée ?)  Toujours très utilisés par les Cambodgiens, ces 2 types de transports restent des moyens rustiques et authentiques.

Et pour un touriste, ça reste donc un peu une aventure avec des émotions partagées entre la découverte et la peur !

 

 

LE BATEAU 

Le voyage commence magnifiquement à 8h. Réellement il commence la veille avec l'achat du billet, un de ces fameux billets cambodgiens comme ils savent faire, très joli. Et puis, le bateau semble confortable. Ce matin à 6h30 un minibus bondé vient nous chercher pour rejoindre le port. Nous sommes les "lucky ones" car les dernières à être ramassées. Et nous avons donc le droit d'être entassées avec le chauffeur, plutôt qu'à l'arrière sur les genoux des autres passagers. Arrivée au port, nous ne reconnaissons pas le bateau (du billet). Mais où est-il ? En fait un peu plus loin, en train de partir pour... Phnom Penh à 230 km de là. Et ce n'est donc pas celui-là que nous prendrons. On nous fait embarquer plutôt dans une grosse barque à fond plat, avec un pont et des bancs en bois, étrangement similaires à celles empruntées les jours précédent pour visiter les forêts inondées et les villages flottants. Légèrement plus grand et un peu amélioré, les chaises étant remplacées par des bancs en bois fixes et le moteur un peu plus puissant. Et c'est donc dans cette barque que nous ferons les 70 km à vol d'oiseau de Siem Reap à Battambang.

Avant le départ, quelques négociations sympathiques avec les porteurs - y'avait juste 20 mètres à faire - et les vendeurs de fruit et pain pour le trajet, suivi de 30 minutes d'attente d'autres passagers. Nous avons donc eu le temps de choisir précautionneusement le meilleur banc en bois que nous pouvions trouver, côté ombre.   

De Siem Reap à Battambang, pour moi ce fut un vrai périple. Un peu comme une épopée... avec de l'action et des gens.

Tranquillement, au sud de la colline Khrom, nous traversons des espaces qui doivent surement ressembler à des champs ou des rizières quand l'eau est plus basse pour rejoindre la forêt inondée plus à l'Ouest. Nous y déposons une de nos passagères et ses gros sacs de riz. Nous empruntons une artère de forêt très jolie. Je monte sur le pont pour profiter à fond de la vue paisible, hérons, cormorans et collines.

Soudain, l'artère débouche sur la partie large du lac. La forêt disparait complètement. Magnifique aussi. Le lac est tellement grand que nous ne voyons pas la rive opposée. Nous croisons quelques bancs d'oiseaux. Et nous prenons de la vitesse. Les vagues deviennent de plus en plus hautes. Le bateau se met à pencher. Un touriste (malintentionné ?) s'amuse à passer de droite à gauche pour prendre des photos.  Le bateau, petit, réagi aux déplacements de personnes. J'ai peur ! Maman, je veux descendre !  C'est à ce moment là que le jeune marin d'eau douce (le capitaine restant accroché à son gouvernail), nous fait descendre. Ouf ! je me sens un peu mieux en bas et j'ai moins de chance de passer par dessus bord. Un petit mal de mer qui passe en regardant bien au loin. Il paraît que ces bateaux ne respectent pas les normes de sécurité européennes. Effectivement je repère les gilets de sauvetage : ils sont au nombre de 20. Et nous sommes déjà 25 passagers. Les vagues sont énormes. Il y a en même une qui a bien failli rentrer. Pas dur vu que nous sommes presque à raz de l'eau. Mais le marin a réussi à l'éviter. Ouf !

40 minutes de traversées et nous avons rejoint, non notre point d'arrivée, mais la forêt inondée de l'autre côté où les vagues ne rentrent pas. Soulagement.

De nouveau des artères de forêt. A chaque village, nous sommes accostés par des barques. Les conducteurs ou pagailleurs ont tous les âges. Ils nous amènent à chaque fois de nouveaux passagers. Cette fille en tailleur, va-t-elle travailler en ville ou part-elle faire des études? Cette famille avec cette petite fille très sérieuse, vont-ils rejoindre le papa qui n'est pas avec eux ? Et ce militaire, était-il en permission ? Ce sont des grandes embrassades avec ceux qui restent sur la barque et de grands signes d'au revoir avec ceux entassés dans la maison flottante au loin.

Les valises et sacs sont chargés et entassés soit sur le pont soit dans les allées du bateau.

Sur une artère, 2 groupes d'enfants vont la course, des ado et des petits. Tous pagaient activement, filles et garçons. Ils y croient ! Et partent dans de grands éclats de rire à notre passage.  

 

Au bout d'une heure de plus, nous sommes au moins 40 ou 50 passagers. Mais la suite devrait être plus calme.

Les artères se rétrécissent de plus en plus. Très très etroites. Tellement étroites, que nous y rentrons à coup de trompe de bateau pour que les plus petites barques se rangent entre les arbres pour nous laisser passer. Un peu comme sur une route sinueuse à une voie de montagne. Et tellement étroite que nous prenons dans la figure toutes les branches d'arbres. Impossible de sortir la tête pour faire des photos. Nous devons même fermer pour un temps les rideaux pour ne pas nous faire défigurer par les branches qui nous fouettent. La trompe est maintenant en continue. Je serre les fesses mais je crois que ça ne sert à rien. Le capitaine navigue sans visibilité car les artères tournicotent. L'allure est largement réduite.

A 11h nous croisons le bateau qui fait le trajet inverse. Est-ce que ça veut dire que nous avons encore 3heures de trajet ?

A 11h45, le moteur du bateau (et sa trompe) s'arrête, amarré à une maison flottante de type épicerie. C'est l'heure du déjeuner pour le capitaine. Et nous comprenons qu'il vaut mieux que nous mangions aussi, comme le font nos nouveaux passagers. Riz chaud et plat chinois dont on peut y reconnaître du choux fleur, des herbes vertes et de la viande.

Jolie pagode sur pilotis à toit un peu orthodoxe. Quelques villages de plus, quelques passagers de plus.

Un peu plus loin nous rejoignons des villages encore plus pauvres. Les maisons semblent encore plus succinctes, faites de sacs plastiques à même le plancher et ce ne sont pas des villages organisés, avec école ou épicerie.  Devant chaque maison, des filets de pêches accrochés à des systèmes ingénieux à bascule (un carrelet ?). Ou bien des filets de pêche dont on aperçoit le contour grâce aux bouteilles en plastiques qui servent de bouchons.

Et nous entrons dans une sorte de delta de fleuve. En plus des méandres, il faut tournicoter et tournicoter pour éviter les filets dans l'eau, les barques qui passent, les gens qui se lavent ou se baignent. Les berges commencent à monter. Nous avons vraiment quitté le lac. Je crois que sommes sur la rivière Sangker. Nous semons les passagers petit à petit sur les rives à des semi-escaliers. Les berges sont de plus en plus hautes et font bientôt entre 3 et 6 mètres de haut.

15h - nous sommes enfin arrivés à Battambang. L'embarcadère est de fortune. En haut, pour éviter la cohue, les porteurs, chauffeurs de tuk-tuk et taxi sont retenus par 2 barrières qu'ils n'ont pas le droit de passer avant que chaque passager ait récupéré ses bagages remontés du bateau par les marins.

Je suis épuisée/vidée par ces 8 heures éprouvantes de bateaux, et finit dans la chaleur moite de ce côté-ci du lac ! Et tout ça pour avoir fait environ 70km à vol d'oiseau. Je commence la visite de Battambang par 2 heures de sieste à l'hôtel.

C'est sûr, même si le bateau vers Phnom Penh est plus gros, nous n'irons pas à Phnom Penh en bateau... mais en bus par la route 5 !

 

 

 

LE BAMBOO TRAIN

Une autre expérience. Moins éprouvante heureusement. Au sud de Battambang.

 

Train : car ce sont bien des rails qui partent tout droit vers le sud, légèrement Sud-Est, et je crois comprendre, par la vue Satellite, jusqu'à Phnom Penh. Elles desservent d'hypothétiques gares. Réellement, elles desservent des maisons isolées et des sorties de champs. Sur ces rails, des plateformes qui se montent, à la demande, sur 2 essieux.

Bamboo : car tout au début c'était avec un long bâton de bambou qui faisait avancer le schmilblick.  

Quel vacarme ! A fond sur ces petits rails pas forcément toujours très bien alignés (juste un petit peu peur de dérailler, mais à priori y'a pas de raison, les roues en féraille étant bien larges pour compenser le non alignement), les roues de notre plateforme claquent à chaque passage de rails avec un bruit de tonnerre. Et aujourd'hui le bambou a disparu pour faire place à un petit moteur de tondeuse à gazon.

Nous roulons au milieu des champs de riz, notre propre champs de vision est limité par les hautes haies qui bordent la voie. 30 minutes à fond jusqu'aux prochaines habitations à 6km de là. Nous y trouvons une fabrique de briques que nous visitons rapidement. Rapidement entourées d'enfants . La plus petite qui marche à peine, à déjà compris que les touristes veulent rentrer dans les hautes cheminées et me montre le chemin avec son petit doigt boudiné lorsqu'elle me croit perdue. Trop mignon !

Nous n'irons pas jusqu'à Phnom Penm mais faisons demi-tour.

D'autres plateformes nous précèdent.

Et que fait-on quand on croise une autre plateforme ? Il faut démonter la plateforme moins chargée, laisser passer et remonter dernière. Le démontage se fait en 4 étapes : décharger passagers et leur bagages, enlever le moteur, deplacer la plateforme, retirer les 2 essieux. Pour faire demi-tour, c'est pareil.

C'est vraiment ingénieux. Facile, mais surement fatigant pour les conducteurs. Je n'ai pas testé pour savoir si c'est lourd. Surement un peu.

Au retour, nous prenons une mère, ses 2 enfants et son sacs (de riz ?).

Le long de la voie, beaucoup de marcheurs profitent de cette tranchée. On ne risque pas de les écraser, vu le bruit qu'on fait, il ne leur faut pas longtemps pour comprendre qu'une plateforme arrive et s'écarter dans les broussailles. A moins qu'ils ne fassent de grands signes pour nous arreter et monter à bord.

12 km aller-retour seront tout de même bien suffisants pour nos fesses et profiter du paysage et de l'ambiance, même assis sur des coussins à disposition pour les touristes. Les autres passagers devront se contenter de s'asseoir en tailleur serrés les uns contre les autres à même le bambou.

Magnifique promenade à faire plutôt tôt le matin ou en fin de soirée pour éviter le soleil ardu de la journée.

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Saut éclair vers la Chine...  (Lors de longs week-end) posté le dimanche 28 mars 2010 10:13

1600 pandas de Chine !! De quoi y faire un petit détour... sur la place principale de Boulogne-Billancourt. Ils sont arrivés en bateaux... et pas par avion comme voudrait nous le faire croire ce petit là

 

Ils sont fabriqués en papier-maché... par des Thaïlandais. Il y en a autant que ce qu'il reste des pandas géants dans le monde (en Chine).

 

Y'a les enfants qui demandent :"Mais papa, il devrait y en avoir beaucoup plus ? dit-papa, c'est pas déjà beaucoup ?"

 

Ils sont tout petits ceux-là et ils sont trooooop mignons. On a tous envie de leur faire des bisous. Même entre-eux.

 

Les calinoux, le bien-heureux, le triste, le timide, ... leurs gros yeux noirs semblent très expressifs.

 

Mais tu es perdu toi ! Que fais-tu dans la vaisselle ?

 

Ce matin il paraît qu'il y avait du soleil. Ce soir, ce n'est plus le cas, mais un peu avant l'extinction des feux, j'ai le droit à quelques lumières de villes...

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